Archive de la catégorie Bâle II

What future for banks bonds ?

One of the consequences, though indirect, of the new Basel liquidity regulation is that it will profoundly change the bond market.

No bond issued by a bank is eligible to the liquid assets buffer, even if it is has a state guarantee. Paragraph 40 of the latest BCBS paper  on page 14 is quite clear :

40. Level 1 assets are limited to:
(a) cash;
(b) central bank reserves, to the extent that these reserves can be drawn down in times of stress;
(c) marketable securities representing claims on or claims guaranteed by sovereigns, central banks, non-central government PSEs, the Bank for International Settlements, the International Monetary Fund, the European Commission, or multilateral development banks and satisfying all of the followi ng conditions:

. assigned a 0% risk-weight under the Basel II Standardised Approach;

. traded in large, deep and active repo or cash markets characterised by a low level of concentration;

. proven record as a reliable source of liquidity in the markets (repo or sale) even during stressed market conditions; and

. not an obligation of a financial institution or any of its affiliated entities.

The same restriction is explicitely mentioned for level 2 assets, in paragraph 42.

Apparently, even a bond issued by a bank and guaranteed by a country (as is the case for some german banks for example) is not eligible to the liquid assets buffer. Will there be an active bond market for banks bonds ? Hedge funds, customers, mutual funds will buy these bonds but will it be sufficient to maintain a market ?

More worrying might be the next consequence of such a restriction, namely that given the level of the liquidity shortfall to meet the NSFR obligation banks will have difficulty to raise the long term cahs.  the results of the QIS done by the Basel Committee. indicated on page 29 :

“QIS results show that banks in the sample had a shortfall of stable funding of €2.89 trillion at the end of 2009, if banks were to make no changes whatsoever to their funding structure.”

This shortfall in stable funding should be met by long term new funding, mostly bonds issuance, over 1 year at least. But if a bond issued by a bank is not eligible to the liquidity buffer, will there be a liquid market for such bonds ? Will there be buyers ?

We might be in a catch 22 situation, were banks must raise huge amount of new funding in a no longer liquid market. They could have difficulties in meeting the new regulatory constraint.

This intrinsic contradiction in the new NSFR regulation should be adressed quickly to avoid putting banks in an inextricable situation.

nouvelles de bâle - communiqué de presse du 12 septembre

Le comité de Bâle a publié, le 12 septembre dernier, un communiqué de presse qui fixe les règles à venir sur le capital (niveau de Tier 1, traitement des produits hybrides, conservation buffers, etc..) avec des plannings associés : montée en charge progressive de l’exigence de niveau des ratios et migration du leverage ratio en 2018 au pilier I. 

En revanche, le texte reste extrêmement sybillin sur la liquidité.  Il dit simplement :

After an observation period beginning in 2011, the liquidity coverage ratio (LCR) will be introduced on 1 January 2015. The revised net stable funding ratio (NSFR) will move to a minimum standard by 1 January 2018. The Committee will put in place rigorous reporting processes to monitor the ratios during the transition period and will continue to review the implications of these standards for financial markets, credit extension and economic growth, addressing unintended consequences as necessary. ” avec un calendrier prévisionnel ne disant pas s’il s’agit de début ou fin 2011.

Visiblement, le sujet de la réglementation sur la liquidité n’est pas clôt.

A suivre…

Bâle III : la partie semble terminée

On se souvient du discours très musclé des banques relayé par des nombreuses instances sur les risques que feraient peser la mise en œuvre de la nouvelle réglementation bâloise sur l’économie et la croissance. Christine Lagarde avait donné une interview aux Echos dans laquelle les réserves étaient clairement affichées

Les Echos : Les futures normes prudentielles préparées par le Comité de Bâle inquiètent les banquiers. Pensez-vous qu’elles pourraient menacer le financement de l’économie ?

Christine Lagarde : Je comprends les régulateurs du Comité de Bâle qui souhaitent éviter qu’une pareille crise ne se reproduise. Mais leurs recommandations en matière de liquidité et de fonds propres sont très sévères et, cumulées, risquent de menacer sérieusement le financement de l’économie. Nous ne voulons pas qu’en soignant le malade, on le tue et qu’on l’empêche ainsi de faire son métier de prêteur. Les banques françaises font un intense travail de lobbying sur le sujet, mais cette préoccupation est plus largement partagée dans l’Union. Nous sommes conscients du problème et c’est pourquoi les ministres des Finances européens ont demandé au Conseil de stabilité financière et au Comité de Bâle que soit menée une étude d’impact global, et non thème par thème, pour évaluer les conséquences macroéconomiques de ces recommandations. Ainsi, nous pourrons éventuellement rectifier le tir d’ici à juin avant de transposer ces nouvelles normes dans la directive européenne. Tout l’enjeu est de parvenir à un dosage satisfaisant entre le renforcement nécessaire des liquidités et des fonds propres des banques et le financement de l’économie.

Le ton était donné et à vrai dire, les banques semblaient avoir convaincues.

La réponse du Comité de Bâle est sortie le  16 août dernier. L’étude globale d’impact a été menée, et le résultat ne va pas dans le sens des banques, c’est le moins que nous puissions dire. Le texte du communiqué de presse est sans ambiguïtés : “Les bénéfices dépassent de façon substantielle les potentiels coûts résultant  d’un niveau de capital et de liquidité plus élevés.” (The benefits substantially exceed the potential output costs for a range of higher capital and liquidity requirements.) Le chiffrage des conséquences macro-économiques potentielles donne tort aux banques et leur lobbying.

Bien évidemment ceci va dans le sens d’une mise en oeuvre avec des calibrages peu différents de ceux connus aujourd’hui. Les jeux semblent faits, et pas en faveur des banques.

Le cadre réglementaire futur est désormais défini

Le comité de Bâle a tranché quant au cadre réglementaire des banques pour les années à venir. Le communiqué de presse est disponible sur le site de la BIS. Les grandes lignes définissant le cadre réglementaire sont données dans l’annexe.

En ce qui concerne la liquidité, le dispositif annoncé va voir le jour avec quelques réserves et aménagements. J’ai mentionné et fait état des incertitudes qui pesaient sur le NSFR (ratio de liquidité long terme). Il est finalement maintenu dans le texte bâlois, mais avec une date de mise en application prévue pour 2018, autant dire aux calendes. Les banques le mettront en place mais ce n’est pas l’actualité, il peut se passer beaucoup de choses d’ici là. 

Reste maintenant à finaliser les calibrations et modalités détaillées de la réglementation. Ce sera fait d’ici la fin de l’année.  

bilan d’été

En été, je fais comme les commerçants du coin de la rue : je tire le rideau de fer, j’y accroche le petit écriteau “Congés annuels. Réouverture le 23 août”.

C’est l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée.

Cette année a été celle de la liquidité, la fin d’année 2010 le sera aussi très vraisemblablement.Ce sujet m’occupe, incite à l’analyse et la réflexion. Il n’est pas nouveau. Il existe depuis que la banque existe, néanmoins, aujourd’hui il évolue, la crise de 2008 et la question de la dette obligent.

Les principales nouveautés en matière de risque de liquidité sont : les stress-tests, le buffer de liquidité, le traitement des pensions et repos, tout ceci trouvant sa place dans les nouvelles réglementations qui se sont multipliées.

La fin de l’année 2010  et le début 2011 vont être placées sous le signe de la liquidité mais sous un angle beaucoup plus opérationnel, au moins pour les établissements les plus en pointe. Le cadre conceptuel est aujourd’hui clarifié. Il s’agit à présent : d’une part de finaliser les modalités de traitement de certaines éléments de bilan et hors bilan (lignes de liquidité, conduits et autres véhicules, pensions et repos pour l’essentiel), et d’autre part de décliner un pilotage intégré de la liquidité : des positions, du buffer, de la liquidité courte (1 mois) et longue (1 an et au delà) accompagné d’un dispositif de limites opérationnelles et d’une tarification interne de cette liquidité. Ce qui existe doit être remis à plat dans beaucoup d’établissements.

Ce que j’ai appris cette année ? que les presque 20 ans d’ALM et de risques (et oui, je ne rajeunis pas, le CV sur mon site le montre) sont indispensables et utiles, mais elles ne suffisent pas aujourd’hui pour travailler sur la liquidité.Contrairement à tout ce que je pouvais penser et à ce que je peux encore entendre et voir à droite à gauche, il ne s’agit pas d’ALM. L’expertise que j’apporte puise autant dans ma connaissance de la trésorerie d’une banque, des dispositifs de pilotage et de limites des autres risques que de l’ALM. En tout état de cause, cela n’a pas grand chose à voir avec le risque de taux structurel au sens Gestion Actif-Passif (GAP), même s’il y a des parallèles et des analogies évidentes.

En bref, encore des sujets nouveaux à travailler et c’est tant mieux. Je prends des vacances bien méritées. J’ai enchainé le stress test CB sur la liquidité en octobre 09 (qui m’a valu une nuit blanche de boulot), le QIS Bâle III (analyse du texte réglementaire, collecte de données et production des ratios), trouver la méthodologie de production du tableau de cash-flows de la méthode standard française (qui n’est pas de l’ALM), puis aider sur le nouveau coefficient de liquidité réglementaire, agrémenté d’autres travaux d’analyse et de définitions de dispositifs de pilotage.

C’est “congés annuels” donc. Rendez vous la dernière semaine d’août et bonnes vacances à tous ceux qui ne les ont pas encore prises.

dernières nouvelles du NSFR

Finalement, contrairement à ce que j’avais eu comme information, le NSFR sera vraisemblablement maintenu dans la version finale du “policy paper” (qui sert de base à la législation, européenne en premier lieu) du comité de Bâle à paraitre en novembre prochain.Les banques n’auraient pas eu gain de cause.

Si tel est le cas, le paysage réglementaire va être nécessairement bouleversé. Que devient la méthode avancée dans ce cas ? et surtout, que devient la réglementation du FSA ?

La question subsidiaire devient évidemment : quelles vont être les pondérations ? J’imagine que les résultats du QIS (Quantitative Impact Study) du printemps dernier seront exploités. Le comité de Bâle tiendra t’il compte des propositions des banques  et des gouvernements et de la dernière déclaration du G20 ?

A suivre….

Nouvelles de Bale III

Il semble que le lobbying des banques, et du G20 aille dans le sens d’une modification importante du texte initial de Bâle. Les banques seraient elles en train de gagner ? En ce qui concerne le capital et le leverage ratio, ce n’est pas sûr. En ce qui concerne la liquidité, c’est plus net.

Le LCR (ratio court terme à 1 mois) va rester, même si les pondérations seront modifiées, et la composition du coussin (buffer) d’actifs sera élargi vraisemblablement. En revanche, le NSFR a du plomb dans l’aile.

On s’orienterait vers le modèle français : un ratio court terme couvrant le périmètre groupe (et non plus social comme le coefficient de liquidité), et une supervision nationale, à l’instar de la méthode avancée de l’arrêté du 5 mai.

En fait, le futur sera vraisemblablement une méthode avancée sur périmètre consolidé à la française, c’est à dire avec des exigences surtout qualitatives de gestion du risque de la liquidité, complété mais une exigence quantitative via un ratio court terme sur base consolidée.

La vision française est donc à mon sens la bonne, via quelques aménagements.

Le capital ne fait pas tout

La théorie des risques financiers considère que le capital d’une institution a pour rôle d’absorber les pertes, et par voie de conséquences, les risques que prend l”institution. Ce principe fonde la réglementation prudentielle, depuis Bâle I jusqu’à Bâle III encore en discussion. Cette théorie s’applique aussi bien au risque de marchés que le risque de crédit ou le risque opérationnel.

La VAR, sous toute ses formes sert à déterminer le capital économique nécessaire puis sa version réglementaire après traduction dans les textes CAD et CRD européens. Il y a aujourd’hui des débats théoriques sur la détermination du niveau requis de capital. Faut il prendre un quantile de VAR? faut il considérer l’expected short-fall ? Je ne détaillerai pas ici ces questions, mais me focaliserait sur l’inadaptation de ce paradigme au risque de liquidité.

Le risque de  liquidité n’est pas un risque de perte, mais de dépôt de bilan, voire de faillite pure et simple. En effet, une entreprise - qu’elle soit industrielle ou bancaire - peut vivre aussi longtemps qu’elle peut financer son activité. Ce financement peut être assuré par les recettes (si tout va bien et que l’entreprise est profitable), par le capital (s’il ne s’agit pas de finance ou de secteur à effet de levier très important comme cela peut être le cas pour la banque), ou par les créanciers. Perdre de l’argent n’est pas le critère pertinent, en tout cas pas en première approche. Une société peut perdre de l’argent plusieurs années de suite, tant qu’elle paye ses dettes, qu’elle trouve de la liquidité elle peut vivre. Inversement, dans bon cours de gestion financière des entreprises, on apprend qu’une société florissante peut mettre la clé sous la porte en raison de problèmes de trésorerie.

Le niveau de capital n’est donc pas le bon critère pour piloter le risque de liquidité. Un niveau très élevé de capital ne garantit aucunement que l’institution pourra survivre à une crise de liquidité, même si cela aide, car un niveau élevé de capital rassure les prêteurs potentiels. Si le capital ne va pas en face du risque de liquidité pour le couvrir, comment l’assurer ?

Le buffer ou matelas de liquidité joue ce rôle. Il est constitué d’actifs monétisables à brève échéance . Il s’agit pour l’essentiel d’actifs de très bonnes qualité, dettes d’Etats, ou équivalent. Je vous renvois au texte réglementaire INFO_LIQ du SGCB (autres sources de financement) et au  CP de Bâle sur la liquidité pour une discussion fouillée sur les actifs pouvant constituer un buffer). La monétisation peut être réalisée par vente sèche ou par mise en repo.

Le capital ne joue ici aucun rôle.Ceci est nouveau par rapport au raisonnement classique sur les risques financiers.

Cela dit, comme pour le capital le niveau du buffer se détermine au moyen de stress-tests, et les limites se fixent également après calibrage du niveau nécessaire de buffer, et donc après stress-tests.

On s’oriente donc vers un monde où nous disposerions de deux mesures de risques principales : le capital et le buffer. L’un complète l’autre.

La pudeur de M. Barnier concernant les agences de notation

M. Barnier, commissaire européen au marché intérieur et aux services (dont les services financiers), vient de donner une interview au journal Les Echos : “Je réfléchis à l’idée d’une agence de notation supplémentaire, qui serait européenne”.

La fin de l’interview est intéressante, surtout par ce qu’elle sous entend, plus que par ce qu’elle dit explicitement

L’Europe a-t-elle tiré les conséquences de la crise, notamment à propos des agences de notation ?

Au-delà de la situation grecque, je pense que le paysage des agences, compte tenu de leur importance, est très concentré dans quelques mains.

Je réfléchis, sans improvisation, à l’idée, la faisabilité et à la valeur ajoutée d’une agence supplémentaire, qui serait européenne.

Par ailleurs, d’autres évaluations pourraient être faites sur l’usage de la notation dans l’appréciation des produits financiers. En particulier, il faut peut-être réfléchir sur le point de savoir si notre réglementation prudentielle doit s’appuyer aussi largement sur ce type de notation.

Il y a là, dans cette dernière phrase, la question du rôle et du contrôle des agences de notation, tant dans l’appréciation du bon niveau de capitalisation des banques via la réglementation européenne mettant en oeuvre Bâle II que dans l’éligibilité des actifs en banque centrale dans le système de refinancement de la zone euro et la politique monétaire européenne.

Les politiques semblent réfléchir et travailler sur le sujet. C’est a priori une bonne nouvelle.

La pudeur et la retenue de M. Barnier me laisse penser que les européens se rendent compte qu’il faut faire changer les choses, mais discrètement.M. Barnier préfère mentionner le sujet, mais ne pas l’expliciter. Je trouve cela dommage et je préfèrerais que le débat soit posé de manière ouverte. A t’il peur de la réaction des citoyens européens ? et en particulier ceux du sud ?

Le sujet est délicat, certes, mais pourquoi ne pas reconnaître une inadaptation du système actuel ? Après tout, il y a 5 ans, personne ne songeait à discuter le bien fondé de l’utilisation des notations externes dans la détermination du capital des banques ou dans le système monétaire européen.

Bâle va t’il tuer la banque ?

C’est la question qui se pose dans tous les établissements, face au dernier “consultative paper” du Comité de Bâle intitulé “Renforcer la résilience du secteur bancaire” et du consultative paper sur la liquidité “Cadre international pour la mesure, les normes et le suivi du risque de liquidité”. Une analyse quantitative d’impact est lancée, avec réponse demandée pour fin avril. Les principales banques françaises sont dessus, et votre serviteur aidera l’une d’elle à remplir la partie liquidité.

Ce papier propose une définition plus stricte du capital, introduit le fameux leverage ratio, ainsi que l’Incremental Risk Charge (IRC) qui vise à prendre en compte les “mauvaises” corrélations sur les portefeuilles de trading, revoir au passage des aspects du risque de crédit traité dans Bâle II, et enfin, introduit une mesure quantitative et une contrainte pour le risque de liquidité.

Les banques devraient respecter un niveau de ratio court terme (LCR pour “Liquidity Coverage Ratio”) et un niveau de ratio long terme (NSFR Net Stable Funding Ratio) supérieur à 100 %. Le LCR se mesure comme le rapport entre un buffer d’actifs très liquides, strictement défini, et les cash flows de trésorerie nets à moins d’un mois. Le NSFR mesure le rapport entre un financement stable sur un besoin de financement stable, à 1 an. Les postes du bilan et hors bilan pris en compte sont stressés, de manière très forte, à tel point qu’il est bien difficile pour les banques de le respecter en l’état, et les contraintes imposées pour les respecter rendraient les activités bancaires pour la plupart non rentables.

Qu’il y ait une volonté d’encadrer davantage les banques après les catastrophes récentes semble de bon aloi, mais les conséquences tuent le métier bancaire. Les conséquences négatives portent autant sur la banque de réseau que la banque de marché.

Ceci a de quoi surprendre car l’encadrement semblerait nécessaire surtout sur la banque de marché or celle ci n’est pas la seule concernée et loin de là. La transformation bancaire deviendrait impossible. Or il suffit d’ouvrir n’importe quel bouquin de macro-économie ou de politique financière pour savoir qu’elle est un rouage essentiel dans le bon fonctionnement d’une économie de marché. La transformation consiste transformer les dépôts en crédits, selon le vieil adage de banquier “Les dépôts font les crédits”. Or sans transformation plus de crédit, et donc plus d’économie moderne. Les répercussions d’une application du texte bâlois en l’état seraient catastrophiques sur nos économies.

Le lobbying a commencé pour faire évoluer ce texte. Nous verrons ce qu’il en sortira.

Réguler, certes, tuer et étouffer, certainement pas !

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