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Quel dispositif de suivi et de pilotage du risque de liquidité ?

Posté par Gilbert Issard le 10.3.2010 @ 23:16 Dans ALM, gestion des risques, gestion actif-passif, risque de liquidité, Mon site | Aucun commentaire

Alors qu’il était extrêmement flou il n’y a pas si longtemps, les travaux récents des banques et des régulateurs ont permis de préciser le cadre conceptuel pour le suivi et le pilotage du risque de liquidité.

Aujourd’hui les métriques fondamentales sont de deux types :

  1.  les cash-flows à court terme : de 7 jours pour la Commission Bancaires à 90 jours pour la FSA, avec des banques qui se pilotent en interne avec un horizon de 30 jours. Ces prévisions de cash-flows ont vocation à permettre d’une part le pilotage de la banque et l’anticipation des entrées et sorties de fonds, mais aussi d’identifier et quantifier le risque que le beson de trésorerie à court terme ne se creuse suite à une situation de stress : fermeture d’un marché interbancaire, fuite des dépôts de la clientèle, etc.
    Face à ces projections de cash-flows sous stress et en régime de croisière, il faut mettre les coussins d’actifs liquides, les “buffers” de liquidité, composés d’actifs très facilement, et très vite monétisables (obligations d’Etats facilement mobilisables en banque centrle ou via le marché des repos). Ce coussin permettant de faire face à l’impact de stress. A tout moment la banque doit s’assurer qu’il y a suffisamment d’actifs monétisables pour faire face aux crises et stress simulés.
  2. une comparaison par échéance entre des stocks de liquidité stable et des besoins de liquidité stables, eux mêmes estimés à partir des actifs échéancés de l’établissement. Cette deuxième métrique permet de dimensionner un programme de refinancement à moyen long terme sur les marchés de capitaux, et vérifier qu’il y a suffisamment de ressources stables en face des actifs longs.

Au travers de ces métriques, l’ensemble du dispositif peut s’articuler : limites de transformation des métiers de la banque, des positions de trésorerie, dimensionnement du buffer, etc.

Ce schéma va se sophistiquer au fur et à mesure, à l’instar de ce qui s’est produit pour les risques de marchés et de crédit. En particulier, les méthodes aujourd’hui mises en place sont quantitativement frustes, et ce volontairement, puisqu’il s’agit de construire un dispositif opérationnel rapidement. Il y a des évolutions de méthodes à prévoir, mais le cadre, malgré tout, évoluera peu à mon avis.


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