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12.8.2009 par Gilbert Issard.
La liquidité pose un problème de taille pour qui veut la piloter : elle est partout dans la banque, et sans elle, la banque ne peut fonctionner. Dans une société industrielle, il y a un stock de matières premières, qui est ensuite transformée en produits finis qui sont stockés avant d’être vendus aux clients. Dans la banque, c’est un peu plus complexe : la seule matière première est le risque et la liquidité. Celle-ci peut d’ailleurs être positive (dans le cas d’un client qui dépose des fonds par exemple) ou négative (lorsque le client retire des fonds). Cette dimension doit être prise en compte dans la gestion et le pilotage de la liquidité sous peine de passer à coté de l’essentiel du problème.
La liquidité n’est pas une ressource stockée quelque part comme une matière première dans l’industrie, mais une composante de toute la banque, de toute son activité ou presque (et encore, puisque dans le cas du hors-bilan, la question est justement : à quel moment et dans quelles conditions le hors-bilan sans liquidité met il en jeu la liquidité ?). Pour la piloter, il faut donc repartir de l’intégralité du bilan et voir où la liquidité se trouve, un peu comme l’huile d’un moteur ? Comme dans un système de type “moteur”, l’enjeu est alors de réguler la quantité de liquidité aux différents endroits de la banque, en s’assurant qu’il existe de capteurs (les niveaux d’huile de ma voiture) qui fonctionnent correctement, et qu’il n’y a pas de fuites dans le système. Si c’est relativement simple à faire pour une petite banque, dans le cas d’un groupe bancaire multinational, et regroupant différents métiers, c’est nettement moins facile et immédiat.
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