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De l’importance de la gestion des risques

Posté par Gilbert Issard le 12.5.2009 @ 21:52 Dans gestion des risques, Mon site | Aucun commentaire

Les résultats de [1] BNP Paribas et de [2] SG pour le premier trimestre 2009 sont sortis. L’écart est important entre eux, puisque BNPP annonce 1,56 Md d’Euros de bénéfices et SG -0,3 Md d’Euros de pertes.

L’analyse rapide des deux communiqués fait clairement ressortir l’importance de la gestion des risques. Bien sûr cela n’explique pas tout, mais il suffit de comparer les communiqués de presse pour s’en convaincre. Le coût du risque diminue chez BNPP et il augmente chez SG.

Le rapport annuel SG en dit long, ce n’est pas la peine d’ajouter quoi que ce soit :
On constate une augmentation des risques sur les USA et la Russie. 

L’augmentation de la charge du risque sur le trimestre reflète la détérioration générale de la conjoncture économique. Rapporté aux encours pondérés Bâle I, le coût du risque commercial sur leT1-09 s’établit à 120 points de base (1,4 milliard d’euros).

  • La charge du risque des Réseaux France s’élève à -230 millions d’euros (68 points de base contre 28 pb au T1-08). Cette dégradation est liée principalement à la clientèle commerciale, la clientèle de particuliers affichant toujours un coût du risque faible.
  • Dans les Réseaux Internationaux, le coût du risque commercial se dégrade sur le trimestrepour atteindre 173 points de base contre 61 pb au T1-08. Cette évolution défavorable provient pour l’essentiel de Rosbank et Komercni Banka, cette dernière filiale ayant souffert de la faillite d’une contrepartie corporate. Dans les autres implantations, les risques restent contenus.
  • Pour les Services Financiers, le coût du risque commercial est en hausse sensible à 197 points de base au T1-09 contre 105 pb au T1-08, essentiellement sur les activités de crédit à la consommation.
  • La charge du risque de la Banque de Financement et d’Investissement est de -567 millions d’euros, dont 185 millions d’euros en provisions collectives (-58 millions étant rattachés aux actifs transférés le 1er octobre 2008 en portefeuille de « Prêts et Créances ») et 104 millions d’euros pour divers litiges. Retraité des éléments liés au transfert d’actifs, le coût net du risque ressort à 139 points de base, reflet de la détérioration des portefeuilles.

Au total, le Groupe dégage sur le trimestre un résultat d’exploitation de -218 millions d’euros.”

En temps de crise et de difficultés, le dispositif de contrôle des risques reste la clé, même si cela peut être vécu comme un fardeau en temps de croissance et de beau temps.

L’indicateur précurseur reste pour moi l’accident Kerviel, car un tel accident n’arrive pas par hasard.  Qu’un trader prenne des positions qui le font sortir de ses limites ne me surprend pas plus que cela, c’est normal. C’est comme un automobiliste qui dépasse les limitations de vitesse. C’est arrivé, cela arrive et cela arrivera. C’est dans la nature humaine d’aller chercher les limites lorsque la rémunération, le bonus en dépend. Le système est ainsi fait. Le problème tient plutôt à la durée du dépassement de limites. Que le management ait laissé faire, fut ce tacitement, montre bien que la culture risque, le dispositif global et intégré de risques comportait des lacunes. Les résultats trimestriels ne font que confirmer ce point à mon avis, et BNPP tire son épingle du jeu.


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[1] BNP Paribas: http://media-cms.bnpparibas.com/file/62/1/communique-presse-1t09-fr.6621.pdf
[2] SG: http://www.socgen.com/sg/file/actualiteig/homeSC_2/09031.pdf

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