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18.3.2009 par Gilbert Issard.
La prise de conscience qu’il est indispensable de bien gérer la liquidité ne date pas des années 2000. Afin de correctement gérer une banque il faut correctement gérer la transformation en liquidité et en taux.
Les années 80 ont mis sur le devant de la scène la gestion du risque de taux pour les banques, avec les gaps (ou impasses) de taux. La gestion actif-passif s’est donc focalisée essentiellement sur cette question, avec son corolaire le TCI (Taux de Cession Interne) ou FTP en anglais (Fund Transfer Pricing).
Il s’agissait alors essentiellement de :
La liquidité des grands établissement ne posait guère de problème et à dire vrai, lorsque j’ai commencé dans la gestion Actif-Passif, tout le monde mentionnait le gap de liquidité pour aussitôt se focaliser sur le gap de taux, qui retenait l’essentiel de l’attention et des efforts.
La crise a montré à quel point, la liquidité est cruciale. Sans doute, entre temps, le développement des techniques de titrisation, la place de plus en plus importante prise par les marchés, gros consommateurs de liquidité, obligent à remettre la liquidité sur l’ouvrage.
Les principaux établissements s’y attèlent en ce moment. C’est le sujet de cette année. Les outils de mesure doivent être repensés, mais surtout, l’élargissement des groupes bancaires à l’international, et la complexité croissante des produits (CDO, RMBS, etc.) mais aussi la part des actifs toxiques dans les bilans bancaires posent des problèmes de données.
Il y a encore du travail, des sujets à explorer, et des projets à mener.
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